Manipulating the manipulators

Have you ever tried to influence a database? This morning I talked to a guy who, every time he goes to do groceries at his supermarket, makes sure he buys one can of a certain product. That product is ethnic food that he really craves, and doesn’t want the store to stop carrying in its inventory. His thinking is that, instead of buying ten cans once he will buy ten times one can. This way, the data analysts of the supermarket will think “there are multiple customers interested in this item, not just that one foreigner who happens to live nearby”.

This is a signal of something big that will change society deeply: as we become more aware of how we are tracked, and what consequences this could have, we will start seeing these small acts of manipulation happen, one can at a time.

Vos amis virtuels deviennent réels

Second column of the 200ideas series we are now publishing in Bilan, co-written by yours truly and Tiffany Büsser.

Souvent accusé d’isoler les individus, internet favorise en réalité la naissance de communautés qui se rencontrent dans la «vraie vie» grâce à la mise en commun des ressources.

La révolution du peer-to-peer, traduisez «de pair à pair», est en marche depuis déjà quelques années. Le principe? Accéder aux ressources de ses voisins grâce à internet. Ainsi, airbnb ou couchsurfing ont mis les chambres d’ami à disposition d’une communauté grandissante de voyageurs connectés. A la clé, un double avantage: des petits prix et de belles rencontres avec les hôtes.

Dans le sillage de ces modèles, de nombreuses initiatives naissent, avec pour effet paradoxal de recréer des liens entre les individus «dans la vraie vie». D’abord réservée aux échanges ponctuels, la tendance s’étend aujourd’hui à tous les domaines: on partage sa voiture, sa cave, sa perceuse, sa machine à laver…

En Europe, on trouve par exemple super-marmite.com dont les membres vendent des portions de plats préparés maison aux amateurs qui passeront les chercher; ou de nombreuses communautés comme cookening.com, viens-mangeralamaison.fr ou voulezvousdiner.com qui organisent des repas chez l’habitant.

Lamachineduvoisin.fr forme un réseau de particuliers qui mettent leur machine à laver à disposition, et avec costockage.fr ce sont des mètres cubes dans les caves ou greniers que l’on offre pour stocker des affaires. En Suisse, on prête gratuitement des objets, grâce à pumpipumpe.ch et à des vignettes (représentant pompe à vélo, mixeur, etc.) collées sur sa boîte aux lettres.

Si le prêt entre particuliers existe depuis toujours, internet facilite et accélère le phénomène, au point de le ramener sur le devant de la scène.

Sur le web, on localise les ressources plus rapidement et plus facilement que jamais, on interagit avec des tiers qu’on ne connaît pas mais dont le profil permet de jauger de la fiabilité. On réserve et paie en un clic. Prenant une dimension considérable, ces initiatives permettent d’aller au contact de son quartier, d’échanger et de rencontrer son environnement proche.

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Geneva’s creative class 2014

papermag is running a feature on “Geneva’s creative class of 2014”. I’m honoured to be part of the panel with Maximilian Büsser, Guillaume Schmitz, Katharina Sand and LuLúxpo. Three of my favorite Geneva addresses below 😉

Describe what you do in three words.
Connecting ideas with people.

How does Geneva inspire your work?
Geneva is an inspiration because of its diversity. You can meet people from all over the world here. It’s not rare to be in the tram and hear three conversations around you — none in the local language. It’s a truly international city, and there are people with amazing stories all around.

Where are your top three favorite places to go in the city?
Le thé, a restaurant with four tables that serves the best dim sum in the city; Tropical Corner, the coolest places to hang out by the lake in the summer, have a beer and watch the sunset; A-nam, a simple, fast, and cheap Thai restaurant that reminds me of Bangkok.