Studying people’s influence (via Facebook)

I am very torn on the value this NYU study on influence creates. On one side it is a noble cause, trying to understand what creates such an elusive power. On the other, after reading paragraphs like this I am not sure I learned something. Can numbers really represent human reality?

Men are 49 per cent more influential than women, but women are 12 per cent less susceptible to influence than men, and they exert 46 per cent more influence over men than over other women. Influence also increases with age, with people over 31 being 51 per cent better at convincing their friends than those under 18.

Single individuals are 113 per cent more influential than those in a relationship and 128 per cent more than those who define their relationship status as “it’s complicated”.

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Best time of day to look for plane tickets

I am stuck in the nighmarish task of booking a last minute plane ticket. Unfortunately the days Kayak and Hipmunk were useful are gone. Airlines do not make sense anymore, with prices changing from one second to the other, for as much as 600CHF (seen tonight on a GVA-ICN flight). Crazy, senseless, and for the past three hours 100% of my bookings ended up with “while you were ordering, someone took the last ticket at that price”. Those moments when you wish that you were not in front of a computer but of an actual person, to at least be able to vent your frustration at an actual member of your specie.

Anyway, I don’t really like to see bloggers bashing company X or Y, so I won’t elaborate. Thing is I digged a bit into how airfares work, and I found this bit interesting:

90+ percent of all airfares that are purchased each day are filed with a clearing house in Washington DC called ATPCO. Hundreds of thousands of airfare price and rule changes flow continuously into ATPCO each day and in turn it distributes them at specified times later that day to a handful of subscribers worldwide that provide reservation systems, including the airlines themselves.
Savvy air travel shoppers should know these approximate delivery times to save both time and energy shopping:
• Weekdays– Three times daily at 10 a.m., 12:30 p.m. and 8 p.m. Eastern Time
• Weekends–One time daily at 5 p.m. Eastern Time (loaded after midnight the next day into reservation systems)”

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So now you know what time you have to look for the “fresh” prices, and avoid the above-mentioned frustration of “someone else got the last decent price, now pay 300 more”.

3615, Les nouveaux outils ont-ils changé le quotidien des créateurs et artistes?

I am hosting a weekly talkshow titled 3615, thirty minutes (in French) to discuss the changes in our society. Here is this week’s episode, also available as an iTunes podcast.

Pour la dernière émission de la saison, nous partons à la rencontre des créateurs, Frédéric Jardin (architecte et architecte d’intérieur) et Cristiana Bolli (Designer et artiste). De nombreuses technologies (Photoshop, iPads, impressions numériques, modélisation 3D, etc) se sont durablement installées dans l’acte de création, et dans la relation avec le client.

Ecouter l’émission:

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On commence avec Frédéric Jardin, à qui on demande ce que la technologie a changé. Réponse cinglante: “rien! C’est un nouveau jouet, d’abord on a été stressé de ne pas le maîtriser, et puis cela a simplement rejoint la liste des outils à disposition. Pour la création, ça reste toujours l’homme plus que l’outil”. Par la suite on verra que la réalité est plus complexe, mais on commence fort!

Pour Cristiana Bolli “ça a beaucoup changé mon travail, surtout au niveau distance, être plus proche des gens qui sont loins, pouvoir communiquer avec eux. Au niveau créativité, cela a changé aussi, vu que certaines images ou certains zooms sont possibles avec de nouveaux outils, et on peut maintenant créer des images que l’on aurait pas pu imaginer avant. On a notre oeil, c’est notre outil principal. Mais après on a tous ces logiciels qui sont des ponts qui permettent d’arriver ou l’on veut.”

On évoque ensuite avec Frédéric Jardin l’architecte Frank Ghery, connu pour avoir fait développer son propre outil informatique, pour échapper aux contraintes imposées par les programmeurs? “Je crois que c’est surtout car il travaille avec beaucoup de sous-traitants, vu le nombre de mandat qu’il a, il a créé un programme qui ‘fabrique du Gehry’. Il est enfermé dans son propre style, on veut du Gehry alors il fait du Gehry. Mais l’outil n’est pas responsable, c’est un souhait de l’architecte.”

Cristiana Bolli continue sur ce thème: “on a des contraintes imposées par chaque logiciel. Mais la création est faite de contraintes! On a besoin de contraintes pour créer, qu’elles soient imposées par un logiciel, un client ou un délai, les contraintes nous font avancer, chacune à sa manière”. Stefan Clop demande si, du coup, “on ne risque pas de tous faire la même chose comme on utilise les mêmes outils, les mêmes bibliothèques d’image?” Pas du tout, “un charpentier travaille avec les mêmes outils qu’un autre charpentier, et pourtant il ne fait pas le même travail au final”.

Les outils papiers et les outils numériques sont-ils contradictoires ou complémentaires? Cristiana Bolli les trouvent complémentaires. “J’ai besoin d’un côté de mes doigts et de ma pensée, mais aussi des contraintes d’un outil informatiques. Souvent je commence à travailler sur l’iphone et l’ipad, puis je poursuis sur le papier”. Pour Frédéric Jardin, ces outils sont là “pour nous aider, et il n’y a aucune règle. On va commencer avec un dessins, puis passer sur une maquette pour finir sur une modélisation 3D.

Comment s’est passé l’apprentissage? Frédéric Jardin a appris son métier sur le papier, avec les stylos qu’il fallait nettoyer et manipuler avec précision. Après sont arrivés sur le marché des outils comme les rapidographes, puis enfin l’informatique, avec laquelle l'”adaptation a été difficile au début. On a peur, on perd sa liberté, c’est l’aliénation, c’est la première réaction. Puis après on se dit que ça n’est pas si mal, que ça peut nous aider, on est plus sur ces grandes tables ou on a mal au dos, on peut transporter ces images, on peut les envoyer”.

On parle ensuite de la relation avec les clients. Maintenant que tout un chacun peut acheter un software pour faire sa maison en 3D, est-ce que les clients arrivent avec des idées toutes faites, en donnant des ordres à l’architecte? “S’ils font ça, les clients ne viennent pas me voir. Souvent les clients viennent avec une idée, mais ensuite on les conseille, on les aide à prendre des décisions, à se rendre compte des problèmes qu’ils n’avaient pas imaginé”. Pour Cristiana Bolli, “les clients savent toujours quoi faire, mais en fait ils cherchent un conseil, des solutions, qui ensuite doit passer toute la chaîne de décision pour validation, chaque personne ayant une sensibilité différente… Ce qui est devenu absurde c’est l’urgence, le sentiment qu’on peut tout faire plus vite grâce aux outils. Le temps de la conception est incompressible, et ça les clients ne le comprennent pas bien”.

INVITÉS

• Cristiana Bolli, Designer et Artiste, Bread and butter
• Frédéric Jardin, Architecte et Architecte d’intérieur

Avec la complicité de Stefan Clop.

MERCI!

A l’occasion de la 21ème et dernière émission de la saison, nous tenons à remercier:
• Notre partenaire World Radio Switzerland pour les précieux conseils, coups de pouce et autres!
• Philippe Mottaz, pour nous avoir fait confiance et permis de travailler dans des conditions professionelles.
• Marc Passeron et Vladimir Louvrier qui ont tout fait pour nous communiquer leur passion de la radio, cet art de “faire apparaître comme simple quelque chose d’extrêmement compliqué
• Fabian Kalker pour la musique
• Nos invités qui nous ont accordé quelques instants dans leurs agendas surbookés pour venir raconter leurs histoires et partager leurs idées.
• Et bien sûr, les plus de 5’000 auditeurs qui nous ont suivi au cours de ces 6 derniers mois!

Merci à tous et bonnes vacances!

Apple’s price of success: viruses

A subtle and revealing change made by Apple on their site. The Why you’ll love your mac page used to be:

A Mac isn’t susceptible to the thousands of viruses plaguing Windows-based computers. That’s thanks to built-in defenses in Mac OS X that keep you safe, without any work on your part. […]

With virtually no effort on your part, OS X defends against viruses and other malicious applications, or malware. For example, it thwarts hackers through a technique called “sandboxing” — restricting what actions programs can perform on your Mac, what files they can access, and what other programs they can launch.

Now it reads:

Built-in defenses in OS X keep you safe from unknowingly downloading malicious software on your Mac. […]

OS X is designed with powerful, advanced technologies that work hard to keep your Mac safe. For example, it thwarts hackers through a technique called “sandboxing” — restricting what actions programs can perform on your Mac, what files they can access, and what other programs they can launch.

Spotted by Naked security, this change shows the price Apple is paying for growing its market share. Macs used to be of no interest for hackers, as a target audience of 2-3% of the market was irrelevant. With growth, everything changes, and more malwares are coming!

Advertising vs obesity, the case of childrens

A recent study published on the European Journal of Public Health suggests that “from one in seven up to one in three obese children in the USA might not have been obese in the absence of advertising for unhealthy food on TV“.

Modelled BMI distribution of 10-year old US boys.

Another study found “a significant association […] between the proportion of children overweight and the numbers of advertisements per hour on children’s television, especially those advertisements that encourage the consumption of energy-dense, micronutrient-poor foods […]. The quantity of advertising on children’s television appears to be related to the prevalence of excess body weight among children“.

Many parts of society command a reconsideration of how much power we should give to free markets vs state power (finance, health). The above studies suggest we should perhaps extend that debate to advertising…

Can remote work close the gender gap?

There is a sometimes too long but still interesting article on The Atlantic, detailing the obstacles that women face to “have it all”, i. e. combine family life and career. The 1200 comments the story has show how sensitive of an issue this is, the author explaining that the feminist credo women were raised with has come to simply “airbrush reality”.

One of the problems the author mentions is the dictature of presence, and how being physically at the office is a major challenge as school and work times are still not matching. In Switzerland for example, younger kids will typically be at school between 8 and 11:30, then from 13:30 to… 15:30. Good luck with having a fulltime job!

The article then makes a case for remote work, and explains some of the hurdles faced by those who want to work from home, most notably the mentalities as teleconferencing is “likely to engender guilt among those calling in, and possibly resentment among those in the room”. As usual technologies enable new possibilities that human norms have a hard time adapting to.

I found this passage particularly interesting, as it explains some of the things we gain from working remotely, namely “distance” and “quiet”:

One real-world example comes from the British Foreign and Commonwealth Office, a place most people are more likely to associate with distinguished gentlemen in pinstripes than with progressive thinking about work-family balance. Like so many other places, however, the FCO worries about losing talented members of two-career couples around the world, particularly women. So it recently changed its basic policy from a default rule that jobs have to be done on-site to one that assumes that some jobs might be done remotely, and invites workers to make the case for remote work. Kara Owen, a career foreign-service officer who was the FCO’s diversity director […] writes, “I have found the distance and quiet to be a real advantage in a strategic role, providing I have put in the investment up front to develop very strong personal relationships with the game changers.”

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This is an interesting perspective, as making better decisions and having time to think are possibly the two most important factors for a manager. Here we see another recurring conclusion that the observer of society I am comes to again and again: that technological and non-technological solutions do not compete but complement each other. You can work remotely if you “develop very strong personal relationships” while face to face. The solution is not to either work on site or work remotely, but a smart combination of both.

How employee productivity declines as companies get bigger

As an old Mashable post resurfaced on my Faceboook, showing the net profit per employee for the largest tech companies, I searched a bit on the question of employee productivity vs company size. I found this on cybaea, an article studying this precise point for UK companies quoted on the FTSE. The findings are quite striking:

We have previously found that when you treble the number of workers, you halve their individual productivity which is mildly scary. […]

The power law still broadly holds. In a large company, the productivity of the individual employee is only ¼ of the productivity in a company with one-tenth of the number of workers.

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And here is the graph:

3615, Rencontre avec ces octogénaires “bien obligés de se reconnaître dans le 21ème siècle”

I am hosting a weekly talkshow titled 3615, thirty minutes (in French) to discuss the changes in our society. Here is this week’s episode, also available as an iTunes podcast.

Aujourd’hui nous continuons notre exploration des usages des différentes générations. Après les pré-ados et les jeunes retraitées, nous donnons aujourd’hui la parole à deux octogénaires qui partagent avec nous leur vision sur notre société: Willie Anhorn, ancien commercial, et Edouard Mancini, ingénieur à la retraite.

Ecouter l’émission:

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En reprenant le slogan de l’émission, on leur demande si 21ème siècle est une bonne idée: “le 20ème ne laissera en tous cas pas un très bon souvenir. Le problème du 21ème est le manque de travail. Mais ce qui est formidable, ce sont les avancées technologiques qui permettent par exemple le travail à domicile pour beaucoup de gens. Il y a un potentiel incroyable grâce à l’informatique. C’est un siècle agréable à vivre, et non pas à subir. Il y a cette espace qui s’est ouvert, un espèce de partage universel dans beaucoup de domaines dont on n’aurait pas eu ni l’idée ni la possibilité quand on avait 35 ans”.

Qu’est-ce qui était différent pendant leur jeunesse? Sur les études, “on ne tutoyait pas le professeur, il y avait plus de respect. Ainsi qu’une plus grande rigueur. Et on ne nous apprenait pas les choses comme on remplit une bouteille. On recevait les choses comme une connaissance. “. La démocratisation de l’accès aux études est-elle une bonne chose? Pas vraiment, car on ne se rend plus compte de la chance qu’on a d’apprendre. Et “en ce moment il y a une interface qui n’est pas comblée, entre ce que l’on a appris et ce dont on a besoin”. Edouard Mancini a également l’impression que l’écrit se perd, que les jeunes ne parlent plus aussi bien qu’avant. “La langue ne se conçoit que par l’écrit” nous dit-il, sans que nous soyons forcément d’accords avec lui.

A propose de l’information immédiate, toujours plus présente dans nos vies, Willie Anhorn considère que c’est un “problème de société, car on vit sous le coup de l’émotion. Ce faisant, on réagit trop rapidement, en occultant un tas d’autres problèmes qui demandent un examen plus approfondi. L’instantanéité nous apporte surtout des catastrophes.”

Y avait-il une peur de l’avenir constante pendant leur jeunesse? “Non non non pas du tout, parce que les catastrophes il y en avait eu suffisament. A la fin de la seconde guerre mondiale le monde entier était plein d’espoirs et voulait construire un monde nouveau”.

Et le sentiment d’infobésitè? Edouard Mancini ne le ressent pas, car il gère son flux d’information, “sinon c’est comme la télévision, on réagit à chaque fois que son système émotionnel se met en marche on ne vit plus”. “Entre l’imaginaire et la réalité est venu s’intercaler le virtuel. Et le virtuel on ne le maîtrise pas parce qu’il ne nous appartient pas”.

A propos du téléphone portable: “c’était un appareil fantastique tant que l’on pouvait simplement téléphoner et envoyer des SMS. Maintenant que l’on peut tout faire avec, il est beaucoup moins intéressant parce que c’est trop compliqué. Par contre le fait d’avoir un téléphone sur soi est rassurant”.

L’arrivée de l’informatique au travail, dans les années 80? Edouard Mancini: “C’était formidable, tout le personnel a trouvé ça magnifique. En une demie-heure trois quarts d’heure on faisait le travail d’une semaine. La technologie n’a pas été vue comme une menace qui nous mettrait au chômage, mais plutôt comme une opportunité. Je ne me souviens pas de sentiments de résistance”. Pour Willie Anhorn, l’informatique est arrivée par sa fiduciaire, alors qu’il était “totalement innocent”. Dans son petit commerce il a falllu trouver la place pour mettre un ordinateur de 90cm de large sur 70 de haut! Du coup l’informatique a été installée à la maison, et la barrière entre vie privée et travail est tombée. Comme quoi les questions de séparation entre travail et maison ne datent pas d’hier.

La technologie nous socialise-t-elle? Willie Anhorn nous dit “avoir ouvert un compte Facebook sur le conseil de ses petits enfants”, pour finalement se retrouver “submergé de messages des différents partis politiques”. “La technologie ne nous isole pas le moins du monde”.

On parle ensuite de la courbe d’innovation: pour internet, on a d’abord rejeté cette technologie comme “un truc de geek”, puis ensuite il y a eu un enthousiasme aveugle des années de “bulle” suivies d’un plateau de productivité autour de 2005. Est-ce que la même chose s’est passée avec la télévision ou le téléphone, deux inventions dont nos invités ont vécu l’arrivée dans les foyers du monde entier? Edouard Mancini répond que “pas vraiment. J’ai vécu le début de la radio, mon père avait ramené un poste d’un voyage. C’était la montée du nazisme, et les voisins venaient écouter à la maison Adolphe qui vociférait. C’était la première fois que nous entendions une personne sans la voir. Après la guerre, les américains ont amené des dizaines d’innovations, comme un festival du nouveau monde qui nous arrivait dessus. C’était une époque beaucoup moins conservatrice qu’aujourd’hui”.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans le monde d’aujourd’hui? “On est bien obligés, on ne peut pas ne pas se reconnaître dans son époque”.

Pour finir, je leur demande un conseil à destination des jeunes qui se sentent un peu perdus au 21ème siècle? Pour Willie Anhorn, “il faut garder l’optimisme et la conviction. Il faut être convaincu de ce que l’on fait, et que cela va mener à quelque-chose de bien”.

Pour Edouard Mancini, “seul le résultat compte, et carpe diem!”