Google to sell radio ads

After print, Google is continuing to expand offline, this time moving to the radio space.

I am convinced than establishing a strong online brand is the best was to start in the offline world. Isn’t Amazon the company that is in the best position to open book stores around the world? Who else than ebay to start a worldwide network of classified newspapers?

Offline brands have an edge in the online world. And reciprocally 😉

Marketing starts with technology

Doc Searls in Hugh Macleod’s comments:

Whatever marketing becomes will start, I believe, as a technology trend.

Link

Brilliant yes yes. Actually not that surprising. Marketing is about connecting people, and technology is becoming the most important way for human beings to connect.

Hugh continues:

When people in the advertising business ask me where my disaffection with that industry comes from, I tell them to do the math:[…] none of the ideas that have excited me in the last 5 years or so have come from Madison Avenue. Not one. Zero. Zilch. Nada.

What a pleasure to have blogs. What other medium allows to see bright people think in real time? Have a nice week-end folks!

Domain Kiting

The father of a friend once told me that the key to winning a war is to speak the enemy’s language… He grew up in Poland in the early 50s.

So here is a page of the spammers’ dictionary, Domain Kiting, a new method to make money from adwords using temporary domains:

Domain Kiting refers to an outrageous practice, whereby few Registrars take advantage of AGP (Add Grace Period) provision in ICANN rules, to monetize from and block thousands of domain names, without actually paying for them in long run.

Link (via BoingBoing)

Multitasking

Jon Udell says out loud what many of us experience while working with computers:

Computers multitask way better than people can. As we perform the intellectual work that powers the information economy, our ability to achieve focus and flow is constantly challenged by distraction and interruption.
The paradox, of course, is that interruptions are vital, too

Link

Distraction is a huge problem. I noticed I am getting less and less productive because of interruptions, so I:
• don’t leave my email open all the time. I check it – for 5-10 minutes sessions – every 2-3 hours or so.
• shut down instant messaging when I need to focus on something.
• use SpiritedAway to automatically hide inactive windows

I believe this is a key issue for the future of computing, making our applications cope with the reality of our brains. Computers should better reproduce our offline work environments.

The direct economy

Xavier Comtesse – who you might know from his speech at LIFT earlier this year – just sent me an article he is about to publish in Le Temps discussing our transition to a “direct economy”. He makes a strong case that our system is being transformed by four factors:

• consumers are now part of the value chain
• useless intermediaries are disappearing
• new business models threaten secured incomes
• prices are more and more functioning as auctions

He summarized the situation in one brilliant quote

We are leaving an economy based on the knowledge of producers for one based on the knowledge of consumers”

The art of summarizing a macro change in a few words. The full article is here (if you can read French. Contact Euan if you need a translation he is fluent 😉

De l’économie directe

On quitte […] une économie fondée sur les savoirs du producteur pour une économie des savoirs du client

Xavier Comtesse résume en quelques mots l’évolution actuelle de notre économie, qui voit de plus en plus d’entreprises se décharger des parties les plus complexes de leur activité sur leurs clients.

C’est par ailleurs également le modèle du web 2.0 et de ces services qui sont autant de boîtes à outils vides à qui leurs utilisateurs donnent la vie.

L’article complet est disponible ci-dessous:

De l’économie directe
Par Xavier Comtesse, mathématicien, Avenir Suisse.

La globalisation, les délocalisations, la mobilité et la flexibilisation du travail occupent l’avant-scène médiatique créant, par là même, un climat chargé de craintes. Pourtant, un phénomène, potentiellement encore plus déstabilisant, est en train d’émerger c’est celui de l’économie directe.

De quoi s’agit-il au juste ?

Une combinaison de quatre facteurs est entrain de générer une économie bien différente. A savoir : l’arrivée du consommateur dans la chaîne de la création de valeur, ce qui change de faite les processus de la production; la disparition des intermédiaires qui cèdent le pas à de nouvelles formes d’intermédiations; l’apparition de nouveaux modèles d’affaires qui détruisent au passage les anciennes rentes de situation et enfin la fixation des prix qui suit de plus en plus la mode des enchères. En agissant de concert, ces quatre éléments centraux de l’économie directe bouleversent et transforment en profondeur l’ancienne économie.

Quelques exemples et explications sont tout de même nécessaires pour saisir à quel point cette métamorphose est sur le point de transformer notre vision de l’économie.

Si IKEA, Easyjet, DELL, Swissquote et bien d’autres ont attribué de facto aux consommateurs une participation dans le processus de production, aujourd’hui essentiellement dans la phase de finition des produits, alors on comprend que la chaîne de la valeur est en pleine restructuration. En effet, en s’immisçant dans la chaîne, le consommateur participe pleinement au processus de fabrication, du moins il en est l’élément clé puisque sans son intervention, il n’y aurait pas de produit fini. Lorsque IKEA confie le “dernier kilomètre“ du transport et le ‘montage’ du meuble à son client, il y a, en quelque sorte, un transfert car il a ‘outsourcé’ une partie de sa production. Grâce à ce mode de faire, IKEA s’est délesté de deux processus coûteux celui de la livraison et du montage. Il peut dès lors accorder un rabais à sa clientèle, tant il a augmenté sa productivité externalisée. C’est la clé de lecture centrale de ces nouveaux procédés.

Easyjet, DELL et Swissquote déjà cités ne procèdent pas différemment. Il est aussi évident que tous ces produits qui ont été façonnés par l’active participation du consommateur, ne peuvent plus être vendus autrement. Ainsi, la chaîne de la création de la valeur en est profondément affectée et ceci pour toujours. C’est sous cet angle-là , qu’il faut approcher l’économie directe.

Évidemment, les intermédiaires classiques : les commerçants n’y trouvent plus leurs comptes car le consommateur va avoir tendance à les contourner et se retrouver ainsi directement en contact avec le producteur. Cependant, une nouvelle forme d’intermédiation se met en place. Swissquote, E-bay et beaucoup d’autres entreprises de l’économie directe ont été contraintes d’ouvrir des “shops“ d’un nouveau type. Ces shops sont avant tout des centres d’apprentissage en opérant davantage comme des ‘Internet cafés’ que comme des salles de formation classiques. Les tuteurs côtoient des participants en auto-apprentissage. Cette collectivité organisée en communauté d’intérêt va fonctionner comme un réseau de compétences élargies. L’échange intellectuel et d’apprentissage y est gratuit, mais le moteur de la coopération est le succès pour tous. On peut s’imaginer un instant, quel effet cela va produire à terme sur nos écoles et nos universités s’ils devaient fonctionner avec un tel business modèle ! L’intermédiation prend donc la forme non plus informationnelle (information/prix/qualité/service-après-vente) mais plus formative (formation/enchère/finition/communauté de pratique).

Dès lors, de nouveaux modèles d’affaires sont en train de supplanter les anciens. Il ne s’agit plus d’une recherche du ‘low cost’ dans la production mais bien d’une ‘high productivity’“ chez le consommateur. En inversant ainsi les valeurs, ces entreprises créent un déplacement vers les savoirs-faire des clients. Tout ce qui est de l’ordre de l’information de la connaissance de base devient gratuit et tout ce qui est du savoir complexe : payant. On quitte en quelque sorte une économie fondée sur les savoirs du producteur pour une économie des savoirs du client. C’est une révolution de fond qui implique de revisiter la manière même de comprendre l’économie. Lorsque Skype a rendu le coût de la communication par Internet gratuit, il a démoli tout le modèle économique de l’industrie des télécommunications. De même, lorsque le triplet : MP3, i-Pod et i-Tune sont apparus sur le marché, l’industrie de la musique a été chahutée de toutes parts. C’est sans doute cette évolution économique qui va prédominer dans l’avenir et ce n’est qu’un début.

En effet si l’on observe E-bay et son modèle de fixation des prix par enchère, on s’aperçoit que même le mécanisme de la fixation du prix change. E-bay est aujourd’hui le plus grand magasin virtuel au monde. Les clients y échangent non seulement leurs produits usagés, mais des dizaines de milliers de petits magasins spécialisés offrent toutes sortes de marchandises neuves, genre d’immense bazar on-line. Ces petits shops dont les propriétaires sont aujourd’hui de vrais professionnels qui vivent de ces transactions organisent le monde marchand de demain car tout se vend, sans prix, sans négociation mais par simple enchère. Cette pratique est totalement inédite pour le consommateur car il ne s’est jamais trouvé dans une telle situation qui lui impose de d’avancer un prix en espérant obtenir l’enchère. L’ancienne économie ne nous avait guère habitué à fixer un prix à une marchandise et qu’elle serait par ailleurs convoitée par d’autres à un prix différent et qui de plus pourrait être vendu alors directement au plus offrant. Cette situation nécessite d’abord un apprentissage, mais révèle aussi ensuite un changement de comportement fondamental chez le consommateur. La question est de savoir si le consommateur pourra revenir à la forme antérieure d’achat dès lors qu’il s’est familiarisé et a pris goût à ces nouvelles pratiques ? On pourrait lancer des paris. Ce changement dans la fixation du prix va sans aucun doute entraîner une profonde mutation économique vers ce que l’on peut déjà aujourd’hui qualifier d’économie directe.

Pour conclure, j’aimerais proposer une analogie risquée avec la démocratie directe. Lorsque la Suisse a poussé le concept de démocratie jusqu’à donner des instruments de gouvernance au peuple comme l’initiative et le referendum, les Suisses ont inventé la démocratie directe. Ne sommes-nous pas à la veille d’un même type d’invention sur le plan économique ? Si le vrai pouvoir est donné aux consommateurs, c’est-à -dire de finir le produit, supprimer les intermédiaires, changer les modèles et fixer les prix, sommes-nous pas déjà en train de modifier les fondements de l’économie ?

La théorie de la poubelle

Olivier Trippet évoque la théorie de la poubelle que je ne connaissais pas.

Dans la théorie classique on présuppose que, face à un problème, les décideurs élaborent rationnellement une solution adéquate. Voici le problème, cherchons la solution. Mais selon les observations de March et de ses collaborateurs, le processus de décision ne se déroule pas ainsi. Il s’agirait plutôt de mettre en concordance des solutions pré-existentes avec des problèmes… Les décideurs puiseraient ainsi, dans une vaste poubelle, des solutions en quête de problèmes.

Lien

Je trouve cette observation très intéressante, et elle compte en effet une part importante de vérité. Mais pourquoi avoir appelé ça la théorie de la poubelle (ce qui donne fatalement une connotation péjorative à l’ensemble)?

Il est clair qu’on devrait fonctionner dans l’autre sens, mais appliquer une solution connue à un problème connu n’est pas forcément un ratage assuré non?

Email is so last millennium

The 15-25 years old are turning to instant messaging for text communication. They are tired of the spam that comes with email accounts.

The former darling of high-tech communication is losing favor to instant and text messaging, and to the chatter generated on blogs and social networking sites

We are now down to two ways to reach the teenagers: IM or blogs, with blogs being the only “one to many” channel. That should tell you about the importance of this medium.

The following sentence, explaining that email is to teens what post cards were to my generation, made me feel really old:

Young people see it as a good way to reach an elder – a parent, teacher or a boss.

We will soon have kids opening Gmail accounts to keep a communication channel with their parents… Things move so fast in this game.

Link

Blog comments

The commentosphere is finally triggering a little bit of interest from researchers around the world. Here are a few facts and figures gathered around the web:

• 8.1% of people have created their own blog
• 18.8% of people have posted a comment on a blog

Internet users are more than twice more likely to comment than to post. Not surprising as commenting is an activity that demands much less time and commitment.

Source: CRMMetrix study of the French study

More from a study specifically focused on blog comments:

• comments contain 1.6 links in average (including “Signature links”)
• the existence of many comments in a weblog post is clearly an indication for popularity of the post
• comments are used, in many case, for argumentative discussion

So comments are a useful source of discussion AND indicate post popularity. That’s what I felt intuitively, and it is now confirmed more academically.

Source: Leave a Reply: An Analysis of Weblog Comments

Worst week in the history of broadcast TV

Last week was the least-viewed week in the history of broadcast network television in the USA.
CBS, ABC, NBC and Fox averaged 20.8 million viewers during the average prime-time minute last week, according to Nielsen Media Research. That sunk below the previous record, set during the last week of July in 2005.

Link (via BoingBoing)

Everything BUT television is growing on the US market. The advertising dollars will continue their exodus from the TV screens to the Web, video games, podcasts, etc…

So what will the big networks do now? Organize weekly Superbowls, or embrace new medias to try to capitalize on the relations they built with all of us?

The clock is ticking, and time is getting shorter with the Web it seems.