Une presse sans Gutenberg

Pointblog signale la sortie d’un ouvrage intéressant sur l’évolution des relations entre la presse et les blogs. Ecrit par un journaliste et le directeur du Monde Interactif, l’ouvrage semble enfin offrir une analyse pertinente de notre paysage médiatique en plein bouleversement.

Le blog est à la fois un leader d’opinion, celui qui diffuse, et un médiateur de la société, celui qui recueille. L’association de ces deux tâches était jusqu’ici le monopole d’une seule institution : la presse.

A commander chez les rois du brevet abusif.

Cool Hunting.ch

La première agence Suisse romande de cool hunting1 vient d’apparaître à Lausanne. Un nom un peu bizarre, mais les collections ont l’air pas mal. myPlayground

1 J’adore cette expression. Définition: trouver des choses à l’intersection du design, de la culture, et de la technologie, qui excitent l’imagination et inspirent la créativité. La reine du domaine est sans aucun doute Régine qui viendra d’ailleurs parler à LIFT06.

IPv6

Le protocole censé remplacer notre bon vieux TCP/IP va (enfin) faire ses débuts auprès du grand public. Depuis le temps que l’on parle de cette technologie, la voici enfin disponible pour les clients de NTT au japon. Il est difficile pour le moment de mesurer les gains que va apporter ce changement fondamental de la façon dont la tuyauterie du Net fonctionne.
Pour plus d’infos, rendez-vous sur l’inévitable Wikipedia.

Thailand, Asia’s next hip country

The NYT has an article on Bangkok (and more widely the whole country of Thailand) turning into a reservoir of creative talent. Change is happening there, so fast it is sometimes scary. I will have a chance to witness all this in person on sunday. I am heading east again for two weeks of vacation (my first true break since may 2004). Nico will take good care of you while I recharge my batteries for the LIFT06 final sprint.

To be young and hip in Bangkok

Pop-up ads versus Adwords

In the International Herald Tribune, Randall Stross has a good take about web advertisement. The title is quite evocative: “How Google tamed the pop-up menace”:

Five years ago, Web advertisers were engaged in an ever-escalating competition to grab our attention. Monkeys that asked to be punched, pop-ups that spawned still more pop-ups, strobe effects that imparted temporary blindness – these were legal forms of assault. (…) Today, Web advertisers by and large have put down their weapons and sworn off violence. They use indoor voices now. This is a remarkable change. Thank you, Google. (…) text only, please. No banner ads, no images, no animation. Just simple words, which would go either at the very top of the page, above the search results or, alternatively, as the experiment evolved, at the far right

Blocking pop-ups for several years now I don’t really think about it but that’s definitely a side-effect of Google.

3ème génération de social software

Le dernier buzz-word qui a vu le jour autour de la frénésie Web 2.0 est “systèmes de networking de troisième génération”, comme l’atteste cet article de Wade Roush. Au-dela du côté 3ème génération, cet article est intéressant car il insiste sur un point important des social software: la capacité de manipuler du contenu généré par les utilisateurs.

“We’ve listened to our user base very closely, and we’re also paying attention to what the competition is doing, and we’ve formulated a new strategy that is really about personal media,” says Jeff Roberto, a marketing manager at Friendster. For example, users can now create blogs, control the appearance of their profiles, upload up to 50 photos, watch slide shows of the photos most recently uploaded by their friends, post classified ads that link back to their profiles, and share audio and video files stored on their PCs using peer-to-peer technology provided by Grouper.

“The uptake we’ve seen has been incredible,” Friendster CEO Taek Kwon said in October, about a month after the new features were introduced. “We’ve seen substantial increases in media being uploaded, profiles being customized, and people posting classifieds.”

L’article parle également d’un nouveau venu, iMeem qui met toutes ces idées en pratique en utilisant un modèle intéressant:

iMeem hopes to attract members to by building all their activities not around a virtual representation of their social network, but around instant messaging technology.

That’s exactly how iMeem works. A downloadable application similar to Yahoo Instant Messenger or MSN Messenger, iMeem is built around a buddy-list window that shows a user which of her friends are online. From that window, she can send and receive instant messages, join group chats, keep a blog, and share photos, videos, podcasts, playlists, and the like with other users using a peer-to-peer system related to the technology behind the original Napster.

Aggregating all of these functions into one program sounds like a recipe for information overload. But Caldwell believes that iMeem users will act as each others’ media critics, perhaps bringing real effectiveness to the much-heralded idea of “collaborative filtering.” “There’s too much stuff out there,” Caldwell says. “Too much data, too much content, too many blogs. Collaborative filtering is one of the most important things that’s happened on the Web over the past couple of years. It’s holding back the tide of overstimulation.”

iMeem me rappelle un software de première génération appelé Huminity que j’avais testé il y a longtemps. L’idée de filtrage collaboratif est bonne, mais il reste encore � prouver qu’elle marche.

Balladodiffusion

Ce qui est extraordinaire avec tous ces mots français inventés à la hâte pour contrer les termes anglo-saxons, c’est qu’ils ont pour la plupart un petit air magnifiquement désuet. Après les graticiels (freeware) et autres pourriels (spams), voici Balladodiffusion pour traduire podcasting. C’est sûr que ce terme va marcher, tellement plus simple à écrire 😉

A voir en action chez l’ami Jean-Luc Raymond.

Le droit de réponse s’applique aussi aux blogs

On vous a manqué de respect sur un blog? Pas de problème, exigez votre droit de réponse comme l’explique le Journal Du Net dans un article difficile à lire mais néanmoins intéressant.

JdN: Blog et Open Publishing: les outils du Net

[…] en France : il a été explicitement prévu par la loi du 21 juin 2005, dite loi pour la confiance dans l’économie numérique, qui à son article 6 IV stipule que “toute personne nommée ou désignée dans un service de communication au public en ligne dispose d’un droit de réponse, sans préjudice des demandes de correction et de suppression du message qu’elle peut adresser au service”.

La fin de l’article parle des problèmes juridiques posés par les systèmes de publication ouverts comme Wikipedia.